Qui est Ali Maamar ?
Ali Maamar, né le 23 mars 2005 à Bruxelles, est un footballeur international marocain de 21 ans qui évolue au poste de latéral droit à Anderlecht, en Jupiler Pro League, où il porte le numéro 79. Il est droitier, mais sa polyvalence lui permet de dépanner sur les deux flancs de la défense, un atout qui explique en partie l’intérêt grandissant qu’il suscite sur le marché européen.
Fils d’un enseignant, Ali a grandi dans une famille bruxelloise d’origine marocaine, exigeante sur le travail et sur l’école. Il possède la double nationalité belge et marocaine, parle plusieurs langues et cultive une personnalité à part dans le football professionnel : discret, introverti, passionné de dessin et d’animaux, il fuit les projecteurs autant que les déclarations fracassantes.
Son histoire est d’abord celle d’un pur produit de Neerpede. Arrivé à l’académie d’Anderlecht à l’âge de cinq ans, il en a été écarté enfant, jugé trop court pour continuer sa formation dans le club mauve. Ce verdict précoce aurait pu briser une carrière : il a fait l’inverse, en revenant plus fort après un détour par la province d’Anvers. C’est probablement là que se sont forgées sa force de travail, sa patience et cette capacité à ne jamais lâcher un ballon ni une place.
À 21 ans, il n’est plus un espoir à surveiller mais un titulaire à part entière d’un club qui joue chaque année l’Europe. Et depuis l’été 2026, il est aussi un international marocain, ce qui change la dimension de son profil pour toute la diaspora.
Carrière et parcours
De la province d’Anvers au noyau A d’Anderlecht, le parcours d’Ali Maamar épouse les étapes classiques du centre de formation mauve, avec ses détours, ses doutes et ses rebondissements.
- 2005 – Bruxelles – naissance le 23 mars dans une famille d’origine marocaine ; il obtient plus tard la double nationalité belge et marocaine.
- 2011 – Anderlecht (catégories de jeunes) – premier club à cinq ans ; il est ensuite jugé trop court par les responsables de l’académie et quitte Neerpede.
- 2013-2015 – Lierse – premier détour en province d’Anvers pour relancer une formation interrompue.
- 2015-2019 – Malines (Mechelen) – il s’y révèle, utilisé un temps en pointe de l’attaque, et convainc les recruteurs d’Anderlecht de le reprendre.
- 2019 – Retour à Anderlecht (U15-U18) – réintégration dans la génération 2005, sacrée championne en U15 ; il se fixe au poste de latéral droit à partir des U17, après avoir occupé le milieu axial, la position de sentinelle, les ailes et même la défense centrale.
- 2022-2025 – RSCA Futures – 26 matches en championnat avec l’équipe réserve ; il doit attendre pour obtenir du temps de jeu, puis enchaîne les montées au jeu et finit par convaincre son entraîneur de le titulariser.
- 3 mai 2024 – Premier contrat professionnel – signature d’un premier contrat pro de trois ans avec Anderlecht, qui récompense neuf saisons passées au club.
- 12 janvier 2025 – Débuts en Pro League – première apparition avec l’équipe A lors de la défaite 3-0 contre le Club Bruges.
- 16 janvier 2025 – Prolongation – quelques jours après ses débuts, il signe un nouveau contrat qui le lie au club jusqu’en juin 2028.
- 2025 – Champion du monde U20 avec le Maroc – sacre au Chili, un titre rare qui accélère sa progression.
- 2 juin 2026 – Premières minutes avec les Lions de l’Atlas – entrée en jeu contre Madagascar, sa première sélection avec l’équipe A marocaine.
- Septembre 2026 – Première titularisation internationale – match plein contre le Gabon, remporté 2-0, en qualifications pour la Coupe d’Afrique des nations.
Selon les données de sa page Wikipédia, il totalise 37 apparitions en championnat avec Anderlecht (aucun but) à la date du 11 septembre 2026, un chiffre qui illustre la vitesse de son installation dans l’équipe. Sa saison 2026-2027 a démarré sur un rythme élevé, avec sept matches de championnat et deux passes décisives, plus une passe décisive en Europa League.
Style de jeu
Ali Maamar est un latéral moderne, taillé pour le football de transition : vitesse appréciable, gros volume de courses, engagement constant et une agressivité saine dans les duels qui lui permet souvent de sortir vainqueur face à son adversaire direct. Son pied droit lui offre une qualité de centre et de première relance intéressante, et sa capacité à jouer également à gauche renforce son profil pour un club qui cherche des solutions sur les deux côtés de sa défense.
Son histoire de formation explique cette lecture du jeu. Ballotté entre plusieurs postes — avant-centre à Malines, milieu axial, sentinelle, ailier, défenseur central — il a longtemps payé le prix de la polyvalence, au risque de ne se perfectionner à fond sur aucune position. Son placement défensif reste d’ailleurs le chantier qu’on lui prête, comme le rappelait sa présentation officielle lors de son premier contrat professionnel. Depuis, le travail a porté : il s’est fixé sur le flanc droit et y a gagné une vraie légitimité.
Sur la saison en cours, les observateurs notent un joueur plus fort physiquement que la saison précédente, plus souvent servi dans le jeu, capable de répéter les courses à haute intensité. Sa performance dans un tour de qualification européen disputé à la fin du mois de juillet 2026, dans un match où son équipe a renversé une situation mal embarquée, a été saluée comme un signal de sa montée en puissance. Son expérience du Mondial U20, qu’il qualifie simplement de « super », l’a aussi aidé à gagner en maturité dans les matches à enjeu.
Ali Maamar avec le Maroc
Le parcours international d’Ali Maamar raconte à lui seul une partie de l’histoire de la diaspora marocaine en Belgique. International belge chez les U17 en 2021 — une seule apparition —, il a ensuite été boudé par les sélectionneurs belges. C’est la fédération marocaine, sous l’impulsion d’un entraîneur qui le connaissait bien pour l’avoir côtoyé à Neerpede, qui l’a convaincu de rejoindre les rangs des Lionceaux. Il a répondu positivement et effectue depuis plusieurs fois par saison le voyage vers l’Afrique du Nord.
Avec les U20 marocains, il a empilé les sélections et surtout les trophées : victoire au tournoi UNAF U-20 en 2024, puis titre de champion du monde U20 en 2025 au Chili, un sacre qui a fait de lui un visage connu au-delà de la Belgique. Son profil de latéral droit combatif et endurant correspond parfaitement à l’identité de jeu que la fédération veut donner à ses jeunes générations.
Chez les A, la marche a été franchie à l’été 2026 : première convocation en juin, premières minutes le 2 juin contre Madagascar en entrant en jeu, puis une première titularisation en septembre face au Gabon, en qualifications pour la Coupe d’Afrique des nations, avec une victoire 2-0 à la clé. En quelques semaines, il est passé du statut d’espoir à celui d’option crédible dans le couloir droit des Lions de l’Atlas, dans une concurrence qui reste évidemment relevée.
Pour les supporters marocains d’Europe, son cas est emblématique : un joueur formé en Belgique, attaché à ses racines, qui choisit le Maroc sans renier son pays de naissance, et qui doit sa place en sélection à ses performances en club plutôt qu’à un effet d’annonce.
Salaire et contrat
Ali Maamar est sous contrat avec Anderlecht jusqu’en juin 2028, après la prolongation signée en janvier 2025. Cette situation contractuelle confortable place le club bruxellois en position de force : aucune obligation de vendre dans l’urgence, et donc une marge de négociation réelle dans les mois à venir.
Selon la presse spécialisée, sa direction sportive, incarnée par Antoine Sibierski, devrait prochainement s’asseoir à la table des négociations avec l’entourage du joueur pour discuter d’un nouveau contrat, signe que sa cote a dépassé le seul cadre anderlechtois. L’Olympique lyonnais le suivrait pour compenser le départ d’un latéral prêté, et Porto figurerait aussi parmi les clubs intéressés. Sa valeur marchande est estimée à environ 2,5 millions d’euros par Transfermarkt, ce qui en fait, à ce jour, l’une des pistes les plus accessibles du marché européen pour un international de 21 ans.
<p concernant son salaire : aucune source publique fiable ne permet d'avancer un montant précis. 2,5 millions d'euros
À titre de repère général, un jeune international évoluant en Pro League belge reste, en matière de rémunération, très loin des standards des grands championnats, même lorsqu’il commence à attirer des clubs anglais, français, italiens ou portugais. C’est précisément la fenêtre où se jouent les négociations les plus décisives d’une carrière : un premier grand contrat, ou un premier grand transfert.
Questions fréquentes
Quel âge a Ali Maamar et quelle est sa taille ?
Il est né le 23 mars 2005 à Bruxelles, et a donc 21 ans. Il mesure 1,82 m.
À quel poste joue-t-il exactement ?
Il est latéral droit, son poste de fixation depuis les U17. Droitier, il peut aussi dépanner sur le flanc gauche, ce qui explique l’intérêt de clubs cherchant une solution sur les deux côtés de la défense.
Jusqu’à quand est-il lié à Anderlecht ?
Son contrat court jusqu’en juin 2028. Des discussions sur une prolongation sont évoquées par la presse belge, avec un intérêt de l’Olympique lyonnais et de Porto.
Quelle est sa valeur sur le marché des transferts ?
Transfermarkt l’estime à environ 2,5 millions d’euros, un montant qui devrait évoluer s’il poursuit sur le rythme de son début de saison.












